Dimanche 4 février 2007
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Y'avait un clown chez Ruquier, ce dimanche. Ni triste, ni gai.
M'en fous, c'est pas mes impôts. N'empêche, m'étonnerait que ce gros naze se soit déplacé gratos, en sus de la promo du paquet de feuilles qu'il n'a pas écrites.
Il y a sans doute des gens que ça fait marrer. Qui trouvent ça 'archement intelligent, même. Pas moi.
Ce type ne fait ni dans l'esprit, ni dans l'humour, ni dans la provoc'. Ce type fait dans le mépris. Du public. Et du public seulement : les autres s'en tapent.
La seule chose qu'on puisse lui accorder, c'est qu'avec des amis pareils Sarkozy a intérêt à la jouer fine.
Son nom ? Sans importance. Tout le monde peut pas s'appeler Gainsbourg.
Allez ciao, pâle type !
Par Patrick Germain
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Mardi 13 février 2007
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19:15
Hmm ? Non, pas grave. Juste un petit coup de sang, tout à l'heure, en écoutant la TSF. Saint-Valentin. Trois semaines que ça dure. Ceci dit, je m'étais juré de la fermer, allant même jusqu'à concéder à cette fête un petit côté sympathique. Mais.
Mais Zorro est arrivé, larmoyant le traditionnel galimatias d'excuses doublement mufles à propos d'erreurs-passées-qui-ne-se-reproduiront-plus.
Passé l'envie de meurtre puis le dégoût profond, doublés d'une ébauche de sourire navré à l'attention de la touchante naïve bafouillant "ça fait rien, j'taim' t'sé" à l'autre bout des ondes ; dépassé le "c'est pas Dieu possible" et sa bordée de jurons choisis, pour parvenir au très réaliste et salutaire "c'est pas mon problème" ; restait celle, malgré tout, de remettre une pendule à l'heure.
Simplement profiter de l'occasion pour rappeler à celles et ceux qui ont commis des "erreurs" que ces "erreurs" portaient un prénom qu'ils ont murmuré, sur un corps qu'ils ont caressé, en aimant avec plus ou moins de sincérité.
Que ces "erreurs" n'étaient pas forcément "queutards" ou "nymphos", et que vous n'étiez peut-être pas, pour elles, une "erreur". Que c'est votre départ, vu d'Aldébaran, qui fut une "erreur".
Qu'il ou elle en a souffert. Qu'elle ou il en souffre peut-être encore. Et vous aussi, parfois.
Pour autant de raisons qui vous regardent, vous l'avez largué(e). Ayez à tout le moins l'élégance de ne pas le / la salir, de ne pas vous renier, en l'appelant "erreur".
Et si tout ça ne remue rien en vous, qui êtres concerné(e), faute de vous pourrir la fête je prie instamment le Grand Balancier de bien vouloir, au moins, avoir l'extrême obligeance de ne pas trop tarder à vous revenir, sauvagement, dans la gueule.
*"flat" : bémol
Par Patrick Germain
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Vendredi 16 février 2007
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01:00
Ce n'est un secret pour personne : j'addooooore la pub ! Non, sans déconner, c'est une mine d'érudition, la pub. Ça t'apprend plein de choses. Sur les femmes, par
exemple. Pas à dire : deux plages de pub, et t'es ferré !
Or donc, ô Femme mon Amour, Reine de mes pensées, ma Biche, mon Eau Vive, grâce à la pub je sais désormais que : quand tu ne souffres pas de ballonnements, plus ou moins accompagnés de
flatulences, c'est que la constipation te guette. Il paraît que tu ronfles, aussi. Parallèlement, alors même que tes cheveux cassent, les rides se creusent et ta peau s'avachit. Ça te fait
d'autant moins rire que si tu n'es pas concernée par les règles douloureuses et les fuites qui t'empêchent de te lever dans les aéroports, te voici qui affrontes les bouffées de chaleurs,
l'ostéoporose et le dentier qui se décolle. Tes vitamines foutent le camp. Moralité, tes radicaux libres se tapent sur les cuisses. Sans cellulite, les leurs. La migraine, ça va : fidèle au
poste. Une petite mycose, en sus ? Normal. Et j'en passe, j'en passe...
D'accord, et grâce à la pub toujours, je sais qu'il y a des produits "pour" quand ils ne sont pas "contre". Mais ça coûte la peau des fesses, ces trucs !
Et ça n'empêchera jamais l'inexorable naufrage qui mine de mille manières - plus ragoûtantes les unes que les autres - le délicieux esquif de ton être depuis le plus jeune âge, d'arriver à son
terme ! Si ça se met, c'est contagieux. Et, en tout cas, je t'aime trop pour te voir souffrir.
Bref, Anne-Sophie, ne me remercie pas : cette nuit, promis, je t'achève d'un coup de revolver !
Et ne viens pas insinuer que moi aussi je pars en vrille à plat direction la poussière. T'as déjà vu une pub parler prostate, toi ?
Allez, merci, les fils de pub ! Et, surtout, continuez de nous faire rêver !
Par Patrick Germain
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Vendredi 16 février 2007
5
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12:13
C'est un tic, c'est un toc, c'est une pénitence ; ça ne doit pas être étranger à la déferlante des séries télé états-uniennes où l'on est "sorry" toutes les trois
secondes ; ça me casse prodigieusement les couilles ; ça s'appelle des excuses.
Je ne supporte plus les gens qui s'excusent ! L'excuse, c'est à la fois une marque de faiblesse et une manière de mettre l'autre devant le fait accompli.
Si vous avez porté préjudice à quelqu'un, que vous l'avez blessé, et que ça vous travaille réellement, faites plutôt en sorte d'agir de telle manière que ça ne se reproduise plus. Qu'il comprenne
que vous avez compris.
Et si ça va mieux en le disant, dites-le : vous constaterez alors qu'un "sorry" ne suffit pas. Ou qu'il est de trop. S'il n'énerve pas.
Mais s'il n'est question que de vous donner bonne conscience, alors fermez votre grande gueule et assumez !
Par Patrick Germain
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Samedi 17 février 2007
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01:37
Mais non, j' leur en veux pas. Du tout. N'empêche : l'autre jour, je vous parlais
des gonzesses selon sainte Pub. C'était marrant. Le genre : "Ah ah ! On fait moins la fière quand on ballonne, hein !", c'est sain, je trouve. Ça défoule. Bassement, mais ça défoule.
Là-dessus, je me dis que je vais en remettre une couche. J'allume la télé, et... je me vache !
En fait et pour tout vous avouer, ô lectrices chéries et vous lecteurs amis, je viens de me sentir mal en découvrant que les mecs aussi étaient loin. Très loin. Car, après m'être pris un truc
infâme au bifidus actif dans les dents, j'ai plongé celles-ci dans un bain effervescent avant de les replacer dans ma cavité buccale où je les ai solidement arrimées grâce à une manière de
super-glu que même les Experts ça leur foutrait les chocottes. Dans la foulée, et puisque je refoule du goulot, j'ai avalé une sucrerie parfumée qui m'a jeté dans les bras d'un toubib inquisiteur
m'annonçant que le diabète à l'affût de mon organisme se portait dangereusement bien, et que par ailleurs je me trouvais à la merci du premier infar venu. Plus question dès lors d'avoir recours
aux artifices érectiles. Pris de panique, j'ai téléphoné à mon assureur, lequel m'a gentiment proposé un large éventail de contrats spécialement dédiés aux désormais arthritiques survivants de
ces générations chevelues qui n'ont rien fait que se promener à poil en ne pensant qu'à baiser dans des minibus peinturlurés avec des goûts de chiottes. Pour me venger, inculte et con comme seul
peut l'être un mec, j'ai niqué la séance de musique baroque d'Anne-Soph' en faisant un boucan d'enfer avec une improbable gâterie que je savourais alors, avachi, acnéique et vaguement pileux,
devant un ordi au clavier crade. Vaincu par mon incapacité congénitale à cuisiner une nourriture digne de ce nom pour ma descendance, j'ai finalement piqué du nez dans une montagne d'emballages
de plats préparés. Car je fatigue vite, à cause de ma mauvaise circulation sanguine. Et j'en passe, j'en passe...
Bref : j'appartiens à un sexe essentiellement composé de gros cons primaires, même pas capable de prévoir son inexorable décrépitude et bouffé, du stade larvaire acnéique jusqu'à celui d'étron
gélatineux, par un tas d'ennemis intérieurs.
En foi de quoi, Anne-Sophie, je bénis les dieux de m'avoir fait roupiller profondément, l'autre soir : pourrais-tu avoir l'extrême obligeance de bien vouloir m'achever d'un coup de revolver,
cette nuit ?
Non, on ne le dira jamais assez : merci, la pub !
Par Patrick Germain
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