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Ca barde !

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 17:13
Cette vidéo rapporte une conférence de l'historienne française Anne Lacroix Riz dans le cadre de la publication de son ouvrage : "Le choix de la défaite (...)" qui démontre - pour faire court - que la défaite française de 1940 face à l'Allemagne nazie ne devait rien au hasard, et que les racines de cette sinistre mascarade remontent bien avant les années 30.

Un document assez long, certes, mais qui vaut la peine de bien se caler à tout point de vue. Et qui interpelle dans la mesure ou les échos avec la situation actuelle ne manquent pas...


(cliquez en bas à gauche pour obtenir une vue en plein écran)

... à vous de vous faire une idée, la vôtre, à ce sujet comme à tant d'autres ...

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 15:22
Je ne suis pas du genre "pétitionnaire", mais en l'occurrence l'enjeu est de taille, tout particulièrement en zone rurale. Le service public postal est aussi un service social de première ligne et je peux supposer que, comme moi, vous voulez "garder votre facteur" . Ça vaut bien quelques secondes : cliquez sur l'image, et merci pour nous tous.



Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde ! - Communauté : Les blogs régionalistes
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /2009 15:40
Je viens de passer une bonne partie du week-end à me documenter au sujet du réchauffement climatique, et le moins qu'on puisse dire est qu'il n'y a pas unanimité.

Pas unanimité, non. Ça vous étonne ? Moi-aussi, dans la mesure ou, à force de grands messes médiatiques, j'avais fini par devenir le croyant que, paradoxalement, j'ai toujours refusé d'être sur le plan religieux.

Pris dans cette avalanche de vérités péremptoirement balancées à propos de tout et de rien dans laquelle nous baignons, j'étais en train de ne plus penser, réagir, bref de ne plus vivre que par personnes “ autorisées „ interposées. Et, “ autorisées „ ou pas, je n'aime pas ça.

Bref – comme il conviendrait de ne s'en point étonner (tétonner, j'adore...) - il n'y a pas plus de vérités intangibles en matière climatique qu'il n'y en a au sujet du tabagisme.

Attends, avant de te mettre à hurler : je ne dis pas que tout ça est faux, je dis qu'un consensus n'est pas une preuve. Galilée, tu connais ? Intéressant le cas Galilée, en l'occurrence, dans la mesure ou il est désormais avéré que l'Inquisition a été instrumentée par les sommités scientifiques de l'époque.

Et que l'humanité n'a guère évolué depuis, sur le fond : ce ne sont pas les centaines de scientifiques actuellement mis à 'index qui me démentiront. On ne brûle plus les hérétiques, de nos jours, on leur coupe les vivres. Et leur procès – ad hominem de préférence – a lieu dans une arène médiatique où leur présence ne sera tolérée que dans la mesure où elle servira la cause entendue.

Bref, pour en revenir à nos moutons et n'ayant aucune prétention scientifique, je me contenterai donc de relever que le consensus n'en est plus un dès lors qu'il s'agit de déterminer les causes du réchauffement, son originalité relative dans l'histoire de la planète,  la pertinence de certains indices, et les conséquences potentielles.

Si vous en doutez – et j'espère bien que vous en douterez – lancez une recherche sur la Toile : c'est édifiant. À plus d'un titre.

Édifiant entre autres parce que la réflexion critique de Guy Debord au sujet de “ La société du spectacle „ prouve ici toute sa pertinence. En fait, la validation scientifique des faits importe moins – quand elle importe – que le message politique sous-tendu qui, lui, n'a pas besoin de ces longs débats tellement ennuyeux que nous n'avons de toute manière pas, paraît-il, la capacité de digérer.

Un bon petit documentaire bien saignant, quelques scientifiques “ autorisés „, le tout saupoudré de vedettes du show-business vachement conscientisées et hop : circulez, y'a rien à voir !

Car, que nous dit-on ? Que la planète est en danger, que la catastrophe est imminente et que la faute incombe aux facteurs humains. C'est, manifestement, un peu court. Mais ça passe.

Ça passe même très bien dans les milieux d'affaire, qui trouvent là une vraie cure de jouvence : non seulement l'écologie fait vendre, mais elle permet aussi à l'occasion d'être grassement payé pour nettoyer les saloperies qu'on a laissé derrière soi du temps ou on-ne-savait-pas. Ça passe admirablement du côté du lobby nucléaire, qui se sent (re)pousser des ailes. Ça passe très bien, également, chez les politiques en mal de financement : allez donc vous opposer à un (?) impôt destiné à sauver la vie de vos enfants ! Ça passe vachement bien en bourse, aussi : demandez à Al Gore ce qu'il en pense.

Et le social, là-dedans ? Le social, on s'en fout, puisqu'on vous dit que la catastrophe est imminente et que c'est votre faute... 'n'allez pas faire chier le monde dans ces conditions, tout de même ? Quelle importance que – comme pour ce qui concerne le tabagisme, tiens, tiens... - ce soient les moins nantis (on ne dit plus “ les pauvres „, c'est relatif, mon ami, la pauvreté, c'est relatif...) qui trinquent, au bout du compte ?

Je n'ai pas attendu les Cassandre pour dénoncer le mépris des humains pour une planète aussi vivante qu'eux, et les conséquences que cette attitude pouvait avoir. Mais j'ai horreur d'être pris pour un con !

Que le capital me tienne pour tel ne me dérange pas : après tout, il est dans son rôle.

Mais que de soit-disant humanistes tissent la toile d'une nouvelle dictature au service de celui-ci me fait d'autant plus pleurer de rage que nombre d'entre eux sont foncièrement honnêtes. Me fait hurler de rage lorsque je constate qu'ils sont, “ à l'insu de leur plein gré „, complices de la perpétuation d'un système qui n'a déjà que trop de victimes à son actif !

Nous ne “ sauverons „ pas la planète sans sauver les humains qui la peuplent et qui – contrairement à un autre poncif – ne sont pas trop nombreux. Faire l'économie du discours philosophique et politique au nom d'une Union sacrée telle que prônée par les tartuffes du réchauffement climatique est une escroquerie intellectuelle !

Nous ne pourrons pas éternellement passer à côté d'une refonte intégrale de nos systèmes de pensée et d'action prenant en compte les multiples impératifs croisés qui permettront de léguer aux générations futures l'ébauche d'une planète – réellement – propre.

Sans cette “ Insurrection des consciences „ dont parle Jean Ziegler.

Tout est à réinventer. Et l'on ne peut pas le faire sans l'appui des peuples, auxquels il est trop simple de reprocher leur ignorance et leur passivité quand on a, des décennies durant et pour autant de motifs plus ou moins avouables, contribué à les y installer ! La balle est dans le camp des clercs : qu'ils descendent de ce piédestal où le société du spectacle les a placés, et qui ressemble tragiquement à une niche !

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 14:14

Chers amis,


j'entendais l'autre jour à la radio que le gouvernement britannique avait dans ses cartons une proposition de taxe sur le chocolat, d'une nature similaire à celle frappant le tabac et visant à combattre l'obésité galoppante des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté.


Suivait un exposé des motifs invoqués, et, cerise sur le gâteau, le constat qu'un nombre croissant de médecins et chirurgiens britanniques refusaient désormais purement et simplement de soigner les obèses.


Cette dernière information, pour lacunaire qu'elle soit, ne m'étonnait guère puisque, voici quelques années déjà, il m'avait été donné de surprendre les paroles d'un chirurgien stagiaire qui, devant les infirmières du service de gastro-entérologie au CHU de Liège, déclarait péremptoirement, je cite de mémoire : " (qu'il) ne perdrait jamais son temps à travailler dans un service où 80 % des malades arrivaient par leur faute „.


Ce sinistre crétin, hélas, n'était jamais que le héraut pitoyable d'un hygiénisme désormais érigé en religion et qui, comme toutes les religions, a besoin de victimes expiatoires.


Alcoolique abstinent depuis quelques 24 heures déjà, je pourrais vous raconter par le détail ce que signifie la descente aux enfers consécutive à l'action de cette terrible maladie reconnue comme telle par l'OMS. Et vous dire qu'à ce sujet aussi, on assiste désormais au grand retour d'un ostracisme basé sur l'ignorance : on ne soigne pas des tarés.


La question n'est pas de savoir si le tabagisme, l'alcoolisme ou l'obésité posent problème et sont nuisibles à la santé. Il faudrait être idiot pour affirmer le contraire, quand même tout n'est pas aussi manichéen en la matière que d'aucuns voudraient le faire accroire.


La question est de savoir quels sont les - bons - moyens à mettre en œuvre pour lutter contre ces maladies et non pas contre les personnes qui en sont atteintes. En cette dernière matière, le régime nazi avait recours a des méthodes radicales dont on est en droit de se demander si elles ne constituent pas le phantasme suprême de certains de nos contemporains.


La question est de savoir jusqu'où l'intérêt général a le droit d'intervenir dans la sphère privée. Car cessera-t-on un jour de soigner les voyageurs atteints de maladies tropicales au prétexte qu'ils ont choisi de se rendre dans un pays à risque ?


La question est, surtout, de savoir quel dieu l'on sert et, partant, quelles couches de la société l'on vise. Gageons, par exemple, que la réaction de ce très cher stagiaire désormais chirurgien sans doute, sera passablement moins virulente façe à un foie d'alcoolique escorté par un généreux compte en banque que devant celui d'un clochard. Et la profession médicale n'est pas seule concernée.


Sous prétexte de lutter contre la surpopulation carcérale, notre pays va voir fleurir plusieurs nouveaux établissements pénitentiaires. Je dis " prétexte „ car toute personne ayant en quelque manière eu contact avec ce milieu sait que les prisons sont faites pour être remplies au-delà de leurs capacités d'accueil.


Puissions-nous, par la faute d'une perversion commune a bien des idées généreuses, ne pas nous rendre coupables d'une intolérance dont la conséquence ultime serait de ne laisser aux plus démunis que l'alternative de crever en silence ou de finir en prison.


Puissions-nous demeurer des hommes et des femmes dignes, conscients de nos propres lacunes et généreux envers autrui sans exiger au préalable qu'il ressemble au modèle de perfection que nous serions sensés être.


Puissions-nous, mes amis, rester humains. Tout simplement.
Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 14:22

Si le touriste n'est qu'une vache à lait destinée à être tarie pour le plus grand profit du plus petit nombre ;


si, dans cette logique, le tourisme ne doit être qu'une machine à crétiniser de plus, créant de la sorte un appel d'air vers de préalables crétins considérant l'Ardenne comme une poubelle, un camp d'entraînement pour lobotomisés en mal de saluts fascistes, ou une réserve d'indiens ;


si, pour sauver les meubles de ceux qui n'ont pas vu à temps le potentiel que représentait le tourisme authentique il faut apprendre, sous la contrainte en non par simple courtoisie, à parler un patois exogène agréant les nouveaux maîtres et supporter leurs vexations en tant qu'employés ou vestiges tolérés ;


s'il faut, pour permettre à des citadins malades de soigner leurs nerfs, châtrer nos villages de leurs étables, de leurs poulaillers, de leurs clochers, de nos chiens, de nos chats, de notre mode de vie rural et bientôt de nos gosses ; ou les rendre cliniquement purs à l'image d'une eau distillée qui n'engendre plus rien ;


s'il faut, pour limiter les dégâts de hordes imbéciles, faire de nos landes, de nos forêts, de nos rochers, de nos rivières, des Quartiers de haute-sécurité surveillés par des vigiles ;


s'il faut, pour le rendre accessible dans le cadre du nivellement par le bas ambiant, traduire tout ce qui fait la richesse de notre terroir en vocabulaire de " chatteur „ au stade terminal ;


bref, s'il faut se mettre une plume dans le cul pour ressembler à une autruche et faire, de la sorte, partie des notables, alors non, non, trois fois non au " développement touristique de l'Ardenne „ !


Vous me direz que tout ce qui précède est davantage un constat qu'une prophétie... et vous n'aurez sans doute pas tout-à-fait tort. Mais en fait je dis surtout ça parce que je me méfie de certains " décideurs „ qui n'ont plus fait de conneries depuis trop longtemps... c'est sur, c'est comme mon chiot : si tu ne le vois nulle-part et que tu ne l'entends pas...



Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde ! - Communauté : Les blogs régionalistes
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