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Je décline toute responsabilité quant aux pubs apparaissant sur ce blogue, qui sont le fait de l'hébergeur et dont je viens incidement de constater la présence depuis un poste externe. Rien à dire : c'est le contrat. Envisageant d'opter pour une formule payante, elles devraient disparaître bientôt. En attendant, si elles vous agaçent autant que moi, optez pour Firefox : bien paramétré, avec le module complémentaire adéquat, les pubs ne seront bien vite qu'un mauvais souvenir et vous aurez préalablement la jouissance de les flinguer ;-)

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Vendredi 21 décembre 2007
Attendu que l'article de ce blogue y amenant le plus grand nombre de visiteurs par le biais des moteurs de recherche s'avère être, l'eusses-tu cru : “ Copulation „ ;

attendu que la chose confirme que Linux n'a pas le monopole des pingouins ;

attendu que, néanmoins et plus si affinités, tout individu lançant une recherche à caractère ouvertement ou subsidiairement sexuel n'est pas forcément un pingouin voire une pingouine* ;

attendu que dans l'un et l'autre cas ça gonfle mes statistiques ;

attendu que le gonflement des statistiques me procure quasi instantanément une bonne petite érection.

Par ces motifs, statuant unilatéralement, l'auteur de ce blogue combien nécessaire a jugé pertinent d'en remettre une couche.

En foi de quoi, après avoir lancé une vaine recherche sur les mots clefs “ femme à poil „ (uh, uh, uh...) débouchant invariablement sur le téléscopage avec des érotismes de chiottes ou d'illustres prédécesseurs, l'auteur de ce blogue combien spirituel s'est sauvagement rabattu sur les coiffeuses, femmes à poil s'il en est.

Constatant toutefois et néanmoins voire  plus si affinités** que le droit à l'image est devenu ce qu'il est, prétexte à autant de menaces d'actions en Justice de la part d'autant de narcissiques honteux.

L'auteur de ce blogue combien esthétisant, concluant, vous offre le spectacle hallucinant de cette coiffeuse nue et voluptueusement alanguie***

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Merci, Eus Arduenn !!!

*facile, mais tellement évident qu'il m'était strictement impossible de faire l'impasse
**je sais, ça énerve... à votre avis ?
***notez au passage l'originalité du style : depuis l'inoubliable “ Blanche Neige et les Sept Mercenaires „, on n'a pas fait mieux !



Par Patrick Germain - Publié dans : Un peu de pédagogie
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Mercredi 19 décembre 2007
Je ne m'étais pas encore exprimé au sujet de la tragicomédie belgicaine qui n'en finit pas de nous faire – réellement cette fois – passer pour des cons. Qu'en dire ? Sinon que le spectacle et les acteurs sont pathétiques ?

Une pièce dans laquelle il est vivement déconseillé de jouer, donc.

Il n'empêche.

Il n'empêche que derrière ce qui pourrait n'apparaître que comme une lamentable farce lamentablement interprétée par des dupes se cache une réalité bien plus cruelle. Une réalité qui, si nous n'y prenons garde, risque fort de faire monter sur scène ceux-la même qui en sont le moins demandeurs.

Car le fait qu'un quarteron d'excités parvienne à obtenir le consensus plus ou moins mou de la majorité d'un peuple (que je sache, la Flandre est – encore – une démocratie et je n'ai pas entendu parler d'une “ witte verloop tegen connerie „) autour de thématiques clairement fascisantes ne lasse pas d'inquiéter.

D'inquiéter au sein d'une Europe vidée de sa substance au nom des même “ réalités économiques „ qui ont vidé les états de la leur.

L'Histoire bégaie. Qui l'entend ? Ou plutôt qui veut l'entendre ?

L'Histoire bégaie. Qu'un coup de feu claque ; un seul et symbolique coup de feu...




Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Lundi 17 décembre 2007

Vingt pour cent d'augmentation ! En six mois ! Si l'autre, la, dans le poste, vient encore chanter que tout va bien, je hurle ! Ça ne changera pas grand chose, mais ça fait du bien. Non mais, tu te rends compte : vingt pour cent – et des rawèttes – d'augmentation en six mois sur le prix de l'aliment pour les poules ! Si ça continue, tu vas voir qu'on va servir les omelettes sur des plats en argent ! Et encore : deux oeufs, hein, pour ce prix la ! Pas trois !

 

Moi, je m'en fous, note bien : c'est mes poules, et c'est bon pour la santé. Si tu savais la sérénité que ces bêtes la m'apportent quand je vais m'occuper d'elles ou passer cinq minutes à les regarder vivre...

 

N'empêche, ça me gonfle ! Et pas seulement pour le tort que ça fait au monde rural, ce genre de flambée qui ne profite jamais au bûcheron, non : ça me tracasse surtout pour les gens qui sont dans la misère et qui vivent en ville.

 

'Vont manger quoi, eux, si ça continue ? Encore un peu plus de merde qui rend les mômes obèses ? Ce qui permet de les culpabiliser encore un peu plus d'être pauvres ? C'est à la mode, ça : t'es pauvre ? C'est ta faute ! Tiens, retire un peu des prisons tous ceux qui n'y sont finalement que parce qu'ils sont pauvres, tu m'en diras des nouvelles !

 

Mais ça va pas durer, qu'ils disent : on va re-va-lo-ri-ser le tra-vail ! Comment ? On cherche ! Parce que tu peux me dire ce que tu veux, mais une société dans laquelle des gens qui roupillent sur un tas de pognon s'enrichissent en faisant virer ceux qui bossent va avoir du mal à la faire passer, celle-la. Revaloriser le travail.

 

Oh, note, à moins d'être parfaitement débile c'est pas très compliqué de les voir venir. Tu veux du boulot ? Pour ne pas être un de ces salauds de profiteurs ? Tu vas en avoir. Seulement voilà : va falloir prendre ce qu'on te donne, au prix où on veut bien te le vendre, avec le sourire et en ôtant ta casquette devant Not' bon Maître qu'est bien généreux de laisser tomber juste assez de miettes pour t'empêcher de crever et ta famille avec !

 

Chez les anglo-saxons, on appelle ça des “ working-poors „. Ça fait mieux que “ lumpen-proletariat „ mais le résultat est le même. Tu seras un “ bon „ pauvre, mon fils ! Pas comme les autres, la, les fainéants ou, pire, les nantis ! Ceux qui prennent odieusement en otages ceux qui se sont laissés enculer en imaginant que ça les ferait bien voir ! Me font penser à des clebs incapables de piger que leur maître est un malade qui aime les battre, ceux-la ! Otages !

 

Attends, je te raconte un truc : quand je me suis engagé dans la fonction publique, tous ceux qui étaient “ dans le privé „ se sont foutus de ma gueule. Un “ petit joueur „, que j'étais. Pas un minable - “ avec l'intelligence que t'as... „ - mais tout juste.

 

Ben tu sais quoi ? C'est les mêmes qui me reprochent aujourd'hui de bénéficier d'une retraite ! Un “ win for life „ qu'ils appellent ça, en référence aux billets de loterie qui te permettent de gagner une rente à vie.

 

Au moment où j'ai signé mon contrat, on te disait : “ vous n'allez pas gagner beaucoup, mais votre pension c'est un salaire différé, en fait „. Donc, si je suis bien les pingouins qui veulent faire passer les fonctionnaires pour d'odieux profiteurs, il faudrait que je me sois fait plumer deux fois ? En quel honneur ? Prime à la connerie ? Pour ne pas qu'ils se sentent trop ridicules ?

 

Allez va, je vais encore me faire mal voir, et attraper des maux de tête pour rien du tout. N'empêche !

 

Et avec le prix du grain qui augmente, 'va falloir s'accrocher. Parce que ça n'ira pas mieux l'an prochain, et que même si ça va mieux les prix ne seront pas diminués pour autant et ça ne profitera toujours pas davantage aux producteurs.

 

Quant à ton potager, s'il ne fait pas un hectare, et si t'as pas cent poules, ben ça va te coûter nonos ! Allez va, laisse-toi faire et bouffe ce qu'on veut bien te faire bouffer : c'est plus hygiénique, qu'on te dit, et pas tellement plus cher. T'as compté tes heures ? Ah, tu vois !

 

Ouaip. Ben allez vous faire foutre ! Et surtout, dans dix ans, ne venez surtout pas me dire que je suis un odieux privilégié d'avoir de quoi bouffer sainement sans devoir baisser mon froc, hein ! L'aurez voulu, votre “ développement durable „, 'faudra pas venir faire chier ceux qui auront misé sur une “ régression profitable „, ok ?!

 

Vingt pour cent d'augmentation ! Putain ! Me feraient démancher, ces pignoufs !



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Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Jeudi 6 décembre 2007

Saint-Nicolas avait posé ce matin-la l'ombre veuve d'une enfance dans vos bottines. Et vous chaussiez trop grand pour ne pas y penser. Le temps avait passé sans trop vous prévenir ; le temps était passé.

Sans doute. Sans doute était-ce mieux. Sans doute. Sans doute ou bien si peu.

Vous marchiez dans la bruine, et je ne suis pas sur que vous ayez pleuré.


Par Patrick Germain - Publié dans : Bardiques
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Dimanche 2 décembre 2007
La bruine fait des rides sur l'asphalte rouillée qui se perdra bientôt dans la terre des champs. Faut-il parler de terre : la boue envahit tout. Au-delà des pâtures la forêt se balance, émeraude incertaine que le vent en rafales malmène sans répit dans la clarté rugueuse où des nuages fous caracolent sans but, silhouettes fugaces aussitôt dispersées.

Il rôde des fantômes et des plaintes marines arrachées aux abysses là-bas, en outre-terre, font vibrer les houppiers comme autant d'instruments livrés à la démence. Mille béliers furieux accourus de Fraiture piétinent le pays, martyrisent l'espace qu'un pylône vaincu rend bientôt à la nuit sous un dernier assaut.

Là j'aurais murmuré ton nom dans la pénombre. Là je reste et j'écoute en n'attendant personne.

 
Par Patrick Germain - Publié dans : Bardiques - Communauté : Une Ardenne, des terroirs
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