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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 12:13

Dans les pages roses de mon dictionnaire de naguère, une locution latine disait en substance que les mots révélaient leur origine.

Ainsi, je me suis longtemps posé un tas de questions, très culpabilisantes, au sujet du terme "intrusif". Absent d'un dictionnaire interne pourtant peu restrictif, je le supposai issu, par références, du glossaire psychanalytique. Jusqu'à ce matin, ou je me suis décidé à faire ce que j'aurais du faire depuis le premier jour : ouvrir le dictionnaire.

Absent du Robert, c'est le "Dico du Net", sans doute plus réactif et au fait des divers jargons professionnels, qui a – enfin – éclairé ma lanterne.

J'y lus donc : « Intrusif : méthodes publicitaires ou commerciales qui pénètrent l'intimité des individus ».

Moïse ne sourit pas davantage en voyant s'écarter les flots tumultueux.

Moralité : avant de vous faire du mauvais sang sous le coup d'un mot, ouvrez toujours le dictionnaire. À défaut de vous rendre une virginité, connaître leur origine vous aidera parfois à relativiser leur portée.

Amen

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /2007 16:13
Par Patrick Germain - Publié dans : Déférences
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /2007 14:27

Je prends la plume - le clavier, si tu veux - et me voila parti pour écrire une nouvelle qu'elle est belle, destinée à une prochaine parution lorsque, soudain, ma station de radio préférée (Radio 21 - un truc de vieux schnocks, sans doute, mais qui passe de la vraie musique à l'attention des plus de 13 ans...) se fait l'écho des ultimes tribulations de Johnny-le-Belge.

Outre l'inévitable communautarisation du dossier, dans ce pays ou l'on a visiblement oublié de torcher tous les trous-du-cul, il y a quand-même un truc qui me fait bondir dans cette histoire.

C'est qu'elle est révélatrice.

Révélatrice de l'état d'esprit de certains artistes et sportifs "de haut niveau", qui ont par trop tendance à oublier qui les a faits rois et reines.

Révélatrice de l'état d'esprit des peuples, tout prêts à se faire cracher dans la gueule quand la glaire est signée par un drogué en short, une poussière d'étoile.

Toujours prêt à flinguer les patrons qui se barrent en Ouastachie Est-Orientale avec leurs salaires de misère et leurs entreprises, pour autant qu'il y ait des moutons à tondre et du bénéfice à engranger pour des feignasses, le Belge moyen, à l'instar de tant d'autres, a des faiblesses pour ceux qui le font rêver.

Quant à savoir à quoi, et comment, ils le font "rêver", c'est une autre paire de manches. Après tout, la merde fait bien rêver le jardinier.

Apprendre que des veaux se mettent à brailler au moindre caca nerveux de Justine-la-Monégasque et de ses pairs possède un talent fou pour me mettre en pétard. Et j'exècre les effusions noir-jaune-rouge de circonstance, grands messes pour lobotomisés médiatiquement défoncés à la connerie.

"Maintenez-les dans l'ignorance, nous les maintiendrons dans la misère", disait un fin-de-race au curé de sa paroisse, jadis. Rien n'a changé, sur le fond.

Vous allez dire que ce n'est pas une découverte. Certes. Mais ça fait du bien de le rappeler de temps en temps.

Faute de quoi, partis comme on est, les brins-de-zingue qui affirment que le monde a été créé le 23 octobre 4004 avant l'ère chrétienne risquent fort de faire de émules (du pape), sous les acclamations du bon peuple rassemblé à l'ombre tutélaire des "vraies valeurs".

 

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 14:07
Tu sais, les dieux anciens ne sont pas morts. Lug et les autres sont toujours de ce monde : tout est affaire de regard. Le Petit Peuple, Pèlerin, respecte le Petit Peuple !


Par Patrick Germain - Publié dans : Photos
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Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /2007 01:37
Mais non, j' leur en veux pas. Du tout. N'empêche : l'autre jour, je vous parlais des gonzesses selon sainte Pub. C'était marrant. Le genre : "Ah ah ! On fait moins la fière quand on ballonne, hein !", c'est sain, je trouve. Ça défoule. Bassement, mais ça défoule.

Là-dessus, je me dis que je vais en remettre une couche. J'allume la télé, et... je me vache !

En fait et pour tout vous avouer, ô lectrices chéries et vous lecteurs amis, je viens de me sentir mal en découvrant que les mecs aussi étaient loin. Très loin. Car, après m'être pris un truc infâme au bifidus actif dans les dents, j'ai plongé celles-ci dans un bain effervescent avant de les replacer dans ma cavité buccale où je les ai solidement arrimées grâce à une manière de super-glu que même les Experts ça leur foutrait les chocottes. Dans la foulée, et puisque je refoule du goulot, j'ai avalé une sucrerie parfumée qui m'a jeté dans les bras d'un toubib inquisiteur m'annonçant que le diabète à l'affût de mon organisme se portait dangereusement bien, et que par ailleurs je me trouvais à la merci du premier infar venu. Plus question dès lors d'avoir recours aux artifices érectiles. Pris de panique, j'ai téléphoné à mon assureur, lequel m'a gentiment proposé un large éventail de contrats spécialement dédiés aux désormais arthritiques survivants de ces générations chevelues qui n'ont rien fait que se promener à poil en ne pensant qu'à baiser dans des minibus peinturlurés avec des goûts de chiottes. Pour me venger, inculte et con comme seul peut l'être un mec, j'ai niqué la séance de musique baroque d'Anne-Soph' en faisant un boucan d'enfer avec une improbable gâterie que je savourais alors, avachi, acnéique et vaguement pileux, devant un ordi au clavier crade. Vaincu par mon incapacité congénitale à cuisiner une nourriture digne de ce nom pour ma descendance, j'ai finalement piqué du nez dans une montagne d'emballages de plats préparés. Car je fatigue vite, à cause de ma mauvaise circulation sanguine. Et j'en passe, j'en passe...

Bref : j'appartiens à un sexe essentiellement composé de gros cons primaires, même pas capable de prévoir son inexorable décrépitude et bouffé, du stade larvaire acnéique jusqu'à celui d'étron gélatineux, par un tas d'ennemis intérieurs.

En foi de quoi, Anne-Sophie, je bénis les dieux de m'avoir fait roupiller profondément, l'autre soir : pourrais-tu avoir l'extrême obligeance de bien vouloir m'achever d'un coup de revolver, cette nuit ?

Non, on ne le dira jamais assez : merci, la pub !
Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
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