Jeudi 19 octobre 2006
4
19
/10
/2006
15:41
Dans le mépris
de celle qui
fait ton ménage, et dans ton lit
un trou commode ou tu jouis :
est-ce cela que d'être un homme ?
Dans l'arrogance,
la suffisance,
de ton statut, des apparences,
l'amour est mort : quelle importance ?
Est-ce cela que d'être un homme ?
Dans la violence
des dépendances,
des coups de poings que tu lui lances,
des émotions de circonstance :
est-ce cela que d'être un homme ?
Dans l'interdit,
quand tout est dit,
qu'un nouvel amour lui sourie
sans te demander ton avis :
est-ce cela que d'être un homme ?
Dans le gâchis,
l'enfant promis
à servir plus qu'il est servi,
par qui ta haine s'assouvit :
est-ce cela que d'être un homme ?
Dans le silence
tu me balance :
"qui n'a jamais commis l'offense" ?
Mais quand vaudrait cette défense :
est-ce cela que d'être un homme ?
Par Patrick Germain
-
Publié dans : Ca barde !
0
-
Recommander
Jeudi 19 octobre 2006
4
19
/10
/2006
14:12
A quelques semaines d'élections parlementaires ou rien n'est moins sur que l'actuelle majorité Républicaine l'emporte, Bush a frappé (...) très fort : "Le président peut désormais, avec l'accord du Congrès, maintenir indéfiniment en détention des personnes sans chef d'accusation, (...) inculper des gens sur des rumeurs et autoriser des procès pouvant aboutir à la peine de mort sur la base de témoigages obtenus par la force", s'est indigné (...) Anthony D. Romero.
(Le Monde en ligne)Le tout sur fond de prisons délocalisées.
Alors une chose, une seule : que tous ceux qui se croient à l'abri de telles lois fourre-tout, autorisant tout en son contraire, se détrompent. Car il n'est pire suspect que celui qui s'ignore. Le plus inoffensif des agents de quartiers sait qu'en cherchant bien, il y a toujours quelque chose à trouver derrière les façades. Et nous savons tous que le moindre pet de mouche états-unien engendre des répercussions sur l'ensemble de la terre.
Dans un climat délétère, sur une planète où le moindre regard est disséqué, interprété. Ou le moindre geste est suspect. Ou il ne sera bientôt plus possible de dire, ou d'écrire, trois mots sans les conseils d'un avocat et d'un psy drillés au "politiquement correct". Ou la communication, en un mot comme en cent, a remplacé le dialogue ; tous les ingrédients sont en place pour que des lois votées par des démocrates, dans un cadre sécuritaire manipulant - même au prix du mensonge - une paranoïa contagieuse qui ne doit rien au hasard, légitiment l'apparition de régimes totalitaires.
Pensez-y. Pensons-y. Quotidiennement. En portant, par exemple, un regard critique sur l'information. Toute l'information. Y compris celle, insidieuse, contenue dans des séries télévisées apparemment anodines. Car, d'accord ou pas, il a été décidé "en haut lieu" que nous étions en guerre, et l'expérience nous apprend que rien n'est moins fiable que l'information - toute l'information - dans ces conditions.
Mais pour terminer sur une note plus optimiste, l'expérience nous apprend aussi que les américains sont le meilleur antidote aux excès de l'Amérique. Tout n'est donc pas perdu. Même si ça commence à urger !
Par Patrick Germain
-
Publié dans : Ca barde !
0
-
Recommander
Mercredi 18 octobre 2006
3
18
/10
/2006
19:06
... rien de plus, rien de moins : une fleur, Pèlerin, un signe de la main !
Par Patrick Germain
-
Publié dans : Photos
0
-
Recommander
Samedi 14 octobre 2006
6
14
/10
/2006
17:18
... tout simplement. Car il suffit de peu, d'un mot, parfois : bonjour !
À vous tous qui passez, pour autant de raisons (même aux inquisiteurs, pauvres chiens affamés, à plaindre plus qu'à battre...) : bonjour ! Que tout vous soit donné, ou rendu, au centuple. La semence est en vous, mes mots ne sont que terre : bonjour, selon vos voeux.
Bonjour à toi, surtout, venu chercher ici quelque raison peut-être, envers et contre tout, de garder haut le fer. Pour la beauté du geste, s'il n'est d'autre motif, quand tout s'est effondré, que tous se sont enfuis ; qu'il ne reste que toi, là, à te demander si c'est bien raisonnable. S'il ne vaudrait pas mieux courir à la gamelle, abandonnant les armes et ton habit crotté d'avoir connu la boue amère des défaites qu'il eût suffit d'un mot pour qu'elles ne soient pas. Pour que l'on t'applaudisse d'avoir abdiqué, ou d'avoir asservi.
Allez, va : poses-toi un instant sur ces pages, sachant que si c'est bien de moi qu'elles sont nées, c'est pour toi qu'elles parlent !
Ouvre, à côté des miennes, les fontes fatiguées accrochées à ta selle : ce soleil-là ! Cet autre ! Cet instant fulgurant au milieu de l'orage ! Et cette main tendue que nous n'attendions pas. Que nous n'attendions plus ! Cette vérité nue, dans cet instant précis où il te fut donné de comprendre à jamais qu'il faut chercher longtemps, et regarder la boue avec un regard neuf pour y trouver cet or à nul autre pareil que les puissants du monde crèvent de n'avoir pas, et dont les religions assènent à leurs serfs qu'il est une illusion. La première pépite que tu as découverte. Ce matin dans la neige, où tu croyais mourir, et qu'un aigle voyant par tes yeux l'horizon savait être celui où tu allais renaître ! Et ce regard d'enfant sous des cernes adultes qui te crie : « Continues ! » avant que de répondre au sifflet de ce maître dont il sait que tu es la clef de la défaite !
En selle, beau Seigneur ! En selle, gente Dame ! Nous avons tant à faire, et demain n'est pas sur : il sera toujours temps d'aller se reposer quand rien ne restera que ce qui fut donné ! Bonjour ! Bonjour à vous !
Par Patrick Germain
-
Publié dans : Bardiques
0
-
Recommander
Mercredi 11 octobre 2006
3
11
/10
/2006
20:13
Connais-tu l'ail des ours, l'aspérule odorante ? La mésange huppée, tapageuse au fourré ? Le renard sur l'éteule ? Le milan qui paresse entre deux horizons sur le ciel de septembre où l'été se consume ? Sais-tu le chemin creux, l'odeur du chèvrefeuille et celle de l'humus ? Cette sensation d'être leur frère de toujours, né des mêmes instants et des mêmes argiles ? Que tu es vibration sur la juste fréquence où vibrent les étoiles ; l'univers, au-delà, et tous ses parallèles ? En Paix !
La voie humide mène où l' Homme se retrouve, quand il a accepté de se perdre, longtemps. De tout perdre, vraiment. Malgré la peur tenace et les larmes versées. Alors l'oeil, au milieu, s'ouvre et voit tout entier. Et tout est recouvré.
Obéir à sa peur est la loi du grand nombre, mais ça n'est pas la Loi. Tu le sais et tu sais, pour avoir entendu, que tu ne peux courir comme courent les sourds sans ne fuir que toi-même. Viens, je sais des endroits dans la forêt des ombres, où gîtent les licornes. L'une d'elles t'attend de toute éternité.
Par Patrick Germain
-
Publié dans : Bardiques
0
-
Recommander