AVERTISSEMENT

Je décline toute responsabilité quant aux pubs apparaissant sur ce blogue, qui sont le fait de l'hébergeur et dont je viens incidement de constater la présence depuis un poste externe. Rien à dire : c'est le contrat. Envisageant d'opter pour une formule payante, elles devraient disparaître bientôt. En attendant, si elles vous agaçent autant que moi, optez pour Firefox : bien paramétré, avec le module complémentaire adéquat, les pubs ne seront bien vite qu'un mauvais souvenir et vous aurez préalablement la jouissance de les flinguer ;-)

Rechercher

Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 13:51
J'aime bien la radio. Awè, dj'inme co ben ! D'abord parce que c'est une compagnie peu envahissante dans mon antre, et qu'avec son oeil vert (elle a pas loin de 50 ans) mon poste exhale des parfums d'enfance. Dans les années '60 et jusqu'à sa mort, mon grand' père écoutait « l'INR so l'TSF » : prononcez « l'îènnère so l'téhèssèffe », décryptez « l'institut national de radiodiffusion – ancêtre de la RTBf – sur le poste de téléphonie sans fil », et notez au passage que le Web, contrairement à ce que pense Kevin, n'a pas inventé les acronymes.

Un autre de ses avantages est de percuter sélectivement les zones réactives du cerveau au moyen de mots-clefs.

Pour ce qui me concerne, il en va ainsi de l'ineffable « coaching », avec ses variantes.

Je zonais donc paisiblement sur la Toile, ce matin, lorsque ma légendaire vigilance fut mise en alerte par le « mot » dont question, prononcé goulûment par un primate dont le discours tournait invariablement autour de la notion éminemment géométrisable de « vainqueur ».

Inutile de préciser que cette manière de crétin m'amuse au plus haut point. Celui-la était du genre sublime, accédant au pinacle des trous-du-cul maison par ce summum de la phrase qu'elle est belle : « Mais bien sur, il faut se méfier des charlatans ».

J'en déduis donc que les charlatans c'est les autres. Et que le marchand de poneys en question reconnaît implicitement que sa pratique relève de la fiabilité au même titre que l'astrologie et autres marcs de café lorsqu'ils sont pratiqués par des individus confondant les buts et les moyens. Points communs : ça rapporte, le sujet fait tout le travail, et si d'aventure il lui vient à l'idée de vous reprocher quelque erreur d'aiguillage rien n'est plus simple que le double salto arrière sans les mains consistant à lui faire admettre que ce qui est exact à 16 heures 10 ne l'est plus forcément au troisième top suivant. Ça et « mon cul sur la commode »...

Le hic, c'est que je ne suis pas convaincu que les mêmes mécanismes de défiance, plus ou moins conscients, qui se mettent en éveil lors d'une rencontre avec Madame Irma fonctionnent de la même manière dès lors qu'il s'agit du « couatchingue », phénomène d'époque prosélytiquement médiatisé par des drogués en short.

J'aimerais connaître la définition précise du « vainqueur » selon ce genre de gourou. Car s'il est peu ou prou question d'écraser sans  remords la gueule de son concurrent, de celui qui met en péril notre bien connue et bien naturelle  suprématie, le doute m'habite. Tant il est vrai qu'il s'agit moins, en l'espèce, de valoriser le meilleur que de mettre en branle les mêmes ressorts que ceux ayant conduit Giordano Bruno au bûcher.

C'est grâce à de tels fumistes, surfant allègrement sur la notion usurpée de darwinisme social, que la « race des saigneurs » a encore de beaux jours devant elle.

Plus grave : c'est à cause de ce type d'enfoiré que le sujet se retrouve un jour le bec dans l'eau. Car la vie et les ressorts de l'inconscient sont éminemment plus complexes que ce que les tenants du manichéisme veulent faire accroire. L'effet « rebond » attend son heure.

Rien de ce qui est induit, par quelque moyen, ne peut être assimilé si l'individu ne le porte au préalable en lui. C'est à ce point vrai qu'un des domaines particulièrement actifs de la neurologie vise précisément à inhiber les mécanismes de rejet au même titre qu'ils sont contrés lors de greffes organiques.

Proposition : plutôt que balancer l'argent et, parallèlement, toutes les richesses de notre intériorité par les fenêtres, serait-il débile de préconiser le « connais-toi toi-même... » et sa corollaire exigence de travail personnel ?

Mais, bien sur, s'il s'agit mois de se connaître qu'apprendre vite fait bien fait - et baissant son froc en croyant baisser celui des autres - à faire plaisir à un sociopathe galonné plus ou moins identifié au père tout-puissant ; s'il s'agit moins, en fait, de s'élever qu'être dressé ; alors, certes...

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /2006 16:09


Qwand dj'årè tant vèyou, inte lè fintes di mès oûyes,
qui dji n'nè srè nåhî d'aveûr vûdî mè låmes
à fwèce d'èn'ne assoti dèl bièstirèye des omes ;
qwand dji m'dirè qui d'main n'apwè'trè rin d'pu qu'oûye ;

qwand lè tchants dè pésons è lè coleûrs delle vèie,
li boneûr di stûdi, d'inmer è l'ci di m'bate
po l'sorire d'on èfant qui s'dispiè'te è qui tchante,
po l'dgèsse, tot simplumint, por on pô d'agalèie,

pièdront po mi leu fwèce, qui dji n'årè m'pètèye ;
adon, mohèye sitêule, dj'aprustèyerè bin rate
li malkê d'çou dj'a d'né, si lèdjîr qwand on l'pwa'te
è qu'è tot çou qui d'mane qwand l'piéce è terminèye.

Dji n'n'årè tant vèyou, inte lè fintes di mès oûyes ;
mè qu'ine fleûr, eune apreume, florisse di mè låmes :
adon dji porè m'dîre qu'ome å mitan des omes
d'jårè fé çou qu'dji pou, è qu'dumin srè mî qu'oûye.


Tot tûsant à vos, Nicolas Meunier, "grand-pére Nimbus", siteûle di mi èfance.


Par Patrick Germain - Publié dans : Wallonismes - Communauté : Les blogs régionalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /2006 17:41


Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
L'aube vous a froissées
Que froissera la nuit ?
Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
Ceux qui vous voient passer
Vous oublieront aussi.
Tant fait l'ombre au soleil
Que l'on n'y croirait plus,
Ma chanson est pareille
A ceux qu'on a perdus ;
Passe dans la vallée
L'eau qui toujours s'en va,
Comme vont aux années
Les traces de nos pas.
Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
L'aube vous a froissées
Que froissera la nuit ?
Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
Ceux qui vous voient passer
Vous oublieront aussi.
Tant fait l'ombre au soleil
Qu'elle perd sa vertu,
Ma chanson est pareille
Aux amis revenus ;
Passe dans la vallée
L'eau qui retombera,
Comme vont aux années
Nos diamants d’Eau-delà
Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
L'aube vous a froissées
Mais qu'y pourra la nuit ?
Frissonnent,
Frissonnez,
Images sur le lac,
Ceux qui vous voient passer
Vous reverront aussi.


CD "La Vie Continue" Mc Rahl (c) Artmania / Patrick Germain (2002)

Par Patrick Germain - Publié dans : Bardiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /2006 12:43
Je parlerai de vous, Pol, Fernand, Jean-Baptiste ; et de Loulou, et de Gros Père, de Marquis et de Folle Avoine. Dire vos mains usées, vos coeurs "gros comme ça" qui tutoient les enfants comme ils vont en colère : sans s'épargner jamais. Je dirai les volutes où la sueur en prière ensemencée de cuir, de sève, de tannins, joue avec le soleil aux gelées de septembre. Je dirai tout cela et tant d'autres chemins où l'Ardenne murmure.


Par Patrick Germain - Publié dans : Photos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 18:31
Cher(e) candidat(e),

j'ai décidé de voter pour vous, aux prochaines élections : si je ne crois plus dans la politique, j'estime en effet que le(s) combat(s) d'arrière-garde que vous menez doivent l'être. Le contraire ouvrirait toute grande la porte aux extrémistes. Et il n'en manque pas.

Sans doute ceux-ci sont-ils aussi largués que vous. Mais, à l'instar des dinosaures, leur disparition ne se fera pas en deux coups de cuiller à molécules et, en attendant, leurs capacités de nuisances resteront redoutables.

Ceci étant dit permettez-moi, cher candidat, d'exposer les motifs de mon désintérêt pour la chose politique au sens commun du terme.

Sauf le respect que je vous dois, je suis en train de me demander si vous n'en avez pas raté un. Celui de la science et des technologies qui, de gré ou de force, nous contraignent à inventer de nouvelles manières d'aborder la politique au sens étymologique.

Réfléchir, concevoir le monde, à la manière des Lumières, a-t-il encore un sens à l'heure ou tout ou presque de ce qui fut l'environnement propice à l'éclosion de ce courant est devenu obsolète ? Et je n'ose évoquer ceux d'entre vous pour lesquels tout se résume à un divin éternuement codifié dans des livres, avec un «L» révélateur d'une relation complexe à l'image du père.

Le fonctionnement des institutions, leurs capacités de réaction, d'adaptation, peuvent-ils raisonnablement aller au pas de Diderot ou de Jefferson à l'heure d'Internet, du génome et de la physique quantique ? La réponse est non. Sans équivoque.

Voulez-vous, dans ce contexte et fut-ce à juste titre, légiférer ? Vous voici parlant d'hier à des individus qui sont déjà demain.

Voulez-vous, dans ce contexte, imposer un «enseignement de la réussite» ? Quelle réussite ? Sur quels principes ? Ceux qui flinguent à qui mieux mieux les cours favorisant l'acquisition d'un sens critique ? Alors que celui-ci est déterminant pour bien aborder le monde dans lequel nous vivons ? À ce régime, ne vous étonnez pas si, avant longtemps, le bon peuple se remet à brûler joyeusement les inconscients qui osent proclamer que la terre est ronde et tourne autour du soleil !

Et que mes chers amis ultra-libéraux (dinosaures parmi les dinosaures) ne s'y trompent pas : leur «révolution» n'est jamais qu'une tentative désespérée de Restauration. Est-il en effet chant plus bellement désespéré que celui des Majors et autres nains de Redmond dépassés par la manie du gratuit développée sur la Toile ? Ça n'allait pas durer, qu'ils disaient. De fait : de l'écriture à la mise en place de ce texte en passant par les différents niveaux de fonctionnement de ma machine, je n'aurai pas dépensé un centime, hors les frais de connexion. C'est dire si ces pauvres débiles, tout bourrés de fric plus ou moins légalement volé qu'ils soient, savent où ils vont. Et, à fortiori, où nous allons.

Autrement dit : le monde bouge plus vite que ceux qui sont sensés l'organiser ! Et il est trop tard, si atroces soient les moyens mis en oeuvre, pour imposer un retour en arrière.

En un mot comme en cent, cher candidat, vous n'avez pas plus de pouvoir que le capitalisme triomphant (forme terminale du capitalisme, issu des mêmes Lumières) n'en a dans les faits.

Une différence, pourtant. De taille : derrière le masque d'un capitalisme dont ils se foutent comme de leur première culotte, avancent des mafieux bien propres sur eux, escortés par autant de mercenaires en blouses blanches dont il ne faut pas être grand clerc pour comprendre à quel point ils disposent d'un certain ascendant – si ce n'est un ascendant certain – sur vous.

Vous êtes écologiste ? Et alors ? Quand ce serait le cas - ce qui n'est pas gagné d'avance - outre la désespérante lenteur de vos réactions, n'est-ce pas vous que j'ai entendu sortir d'un chapeau soigneusement préparé à votre intention, et sans en étouffer, une notion aussi dénuée de sens que celle de : «développement durable» ?

Il est désormais inconcevable qu'un gouvernement démocratique, quel que soit son niveau, se prive du soutien actif de la science et de la philosophie, sans lesquelles toute décision est obsolète et intraduisible au moment même ou elle est envisagée.

Et, quoi qu'en pensent les plus réactionnaires de leurs dirigeants, il en va de même pour les entreprises. Plus que jamais, sans doute : «Il voit bien, celui qui voit loin».

Les laboratoires d'un profond renouveau scientifique, moral, philosophique etc. sont en ébullition. Il vous faut vous y intéresser de près, cher candidat. Faute de quoi les combats d'arrière-garde que vous menez utilement auront été vains.

D'accord : pas de bol pour vous, vous êtes tombé dedans à un moment charnière où il vous faut regarder de tous côtés avec compétence, en sachant bien vous entourer, et en étant soumis à toutes les critiques. Mais n'est-ce pas la l'essence de votre vocation ? Celle qui fait que je vous respecte, vous et vos pairs ?

Bon courage, donc, cher candidat.

PS : quand j'écris «philosophes», faut-il préciser que ce n'est pas aux comiques troupiers télévisuels que je pense ?

Par Patrick Germain - Publié dans : Ca barde !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus