Bibine est morte...

Publié le par Patrick Germain

Bibine, c'était Colombine. Une belle petite poule bleue que j'avais appelée ainsi parce que, poulette, elle avait de sacrées aptitudes au vol.

 

Va savoir pourquoi je m'étais attaché à la plus indépendante de mes poules ? Celle qui était toujours occupée à chercher sa nourriture toute seule alors que les autres se précipitent sur tout ce que tu leur donnes. La plus sauvage, mais pas la moins gentille. Faut être con pour dire que c'est con, une poule. Ou ne jamais les avoir regardé vivre.

 

Toujours est-il que, la, ben j'ai du chagrin.

 

Certains d'entre vous trouveront ça débile. C'est leur droit. Mais qu'on mette leur carnet de saillies à côté du mien, et je te fiche mon billet qu'ils comprendront alors qu'on peut avoir des couilles et rester sensible. Et puis merde : j'ai pas à me justifier.

 

T'étais pas ordinaire, ma Bibinette. T'iras pas au bois, rejoindre le renard : demain, je te ferai un bon petit nid dans la Terre-Mère.

 

Tout est affaire de symboles, tout Symbole est Vibration, toute Vibration est entendue jusqu'aux tréfonds de l'Univers : va, Colombine, rien n'est fini, jamais. Je t'aime, ma fifille.

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Bievre 08/03/2008 22:11

Non ce n'est pas pathétique seulement humain. Et on s'attache bien autant à un animal qu'à son voisin. Et tant que l'on pense à ses disparus, ils ne sont pas tout à fait morts. cordialement Bièvre