Jeudi 6 novembre 2008
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11:50
Lienne
À l'heure de l'épine, quand fleurit le printemps,
j'irai comme un amant vers l'onde cristalline.
De rochers en racines, sous un nuage blanc,
je prendrai en rêvant la sente qui chemine
sur la croupe mutine du vallon murmurant ;
y poser en passant ma trace pèlerine,
ajouter ma patine à celle d'un enfant,
mon père, poursuivant les fées de la colline.
J'irai comme on devine ce qui compte vraiment :
un ruisseau, le beau temps, une fleur sur des ruines,
un amour de cousine, les rires et les chants.
(tiré du manuscrit de "Quand fleurira l'Épine")
Par Patrick Germain
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Publié dans : Bardiques
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