Illiade

Publié le par Patrick Germain


L'aube froisse un chagrin
ensommeillé, enfin,
et la pluie t'indiffère ;
il fait entre deux ports
dans l'étrange décor
où tu cognes aux chimères ;

demain, qui sait demain,
de quoi sur le chemin
sera faite la terre :
la peine qui te mord
fera briller de l'or
au front de la misère ?

Peut-être n'est-ce rien,
peut-être n'est-ce enfin
qu'une saison amère,
avant d'aimer plus fort,
étonné d'être alors
quand tout criait poussière.

Tu renaîtras matin,
saoulé peut-être bien,
encore, des colères
de l'orage trop fort
qui a brisé ton corps
dans sa nuit délétère :

rien, surtout ne dis rien,
offres ton coeur, tes reins,
donnes-toi sans repère ;
effacez du décor
hier, et sur un accord
allez à la lumière.

...

Publié dans Bardiques

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Berna 02/10/2006 20:42

Super vieux poyon.Cela touche, et sonne si juste