Passage

Publié le par Patrick Germain

Connais-tu l'ail des ours, l'aspérule odorante ? La mésange huppée, tapageuse au fourré ? Le renard sur l'éteule ? Le milan qui paresse entre deux horizons sur le ciel de septembre où l'été se consume ? Sais-tu le chemin creux, l'odeur du chèvrefeuille et celle de l'humus ? Cette sensation d'être leur frère de toujours, né des mêmes instants et des mêmes argiles ? Que tu  es vibration sur la juste fréquence où vibrent les étoiles ; l'univers, au-delà, et tous ses parallèles ? En Paix !

La voie humide mène où l' Homme se retrouve, quand il a accepté de se perdre, longtemps. De tout perdre, vraiment. Malgré la peur tenace et les larmes versées. Alors l'oeil, au milieu, s'ouvre et voit tout entier. Et tout est recouvré.

Obéir à sa peur est la loi du grand nombre, mais ça n'est pas la Loi. Tu le sais et tu sais, pour avoir entendu, que tu ne peux courir comme courent les sourds sans ne fuir que toi-même. Viens, je sais des endroits dans la forêt des ombres, où gîtent les licornes. L'une d'elles t'attend de toute éternité.

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