De ma bonne résolution pour 2007 et autres considérations

Publié le par Patrick Germain

Alors, voila : pour 2007, je prends la résolution de... ne pas prendre de résolution. Le "lâcher prise" dans toute sa splendeur !

Parce que je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les résolutions - mes résolutions - finissent tôt ou tard par partir en vrille. Si, de "bonnes" qu'elles étaient, elles ne s'avèrent pas complètement désastreuses à l'usage.

Du style : "je perds dix kilos". En foi de quoi je me vache comme une valise sans poignée devant une déprime dont un nutritionniste me dénicherait l'origine en cinq sec.

Mais, puisque parallèlement j'ai pris la bonne résolution "d'aller mieux", je me rends chez ma psy. Et j'en prends pour un tour supplémentaire d'analyse - solidement - transactionnelle. Mais c'est rien : "Plus ça fait mal, plus on approche du noeud du problème" ! Bref, me voila dans une panade de Dieu le Père jusqu'au jour ou, n'y tenant plus, je me rue chez mon boucher favori (José Michel, à Lierneux) la bave aux lèvres. J'y rafle une cargaison de bidoche, que je m'enfile comme une bête en une soirée, avec sauce et patates en prime.

Moralité, je me ramasse 500 grammes en sus des dix kilos que je devais perdre. Tout ça m'a coûté bezef, je ressens comme une désagréable envie de me mettre à roucouler bêtement et, surtout, j'ai les tripes en feu.

Les entrailles dans les mains, je cours chez mon généraliste. Lequel me met à la diète, ajoutant au passage que les régimes Marie-Chantal font généralement plus de morts que de mannequins. Là-dessus, j'achète un fusil à pompe. Massacre à la rédaction de Marie-Chantal, chez ma psy et - l'avait qu'à se manifester, c't'andouille - chez un nutritionniste pris au hasard !

Tu parles d'une "bonne" résolution ! Meeeeeerde !!!

Les bonnes résolutions sont à l'humain ce que la queue est à un chien : plus ça s'agite, plus ça fait du vent. Et plus ça sent mauvais.


Publié dans Ca barde !

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