Badgez les cons : ça urge !

Publié le par Patrick Germain

Ça commence par un communiqué de presse de l'agence Belga :

vendredi 26 janvier 2007 – 17:16 "Les élèves de l'institut de formation technique et professionnel infirmier Vesalius à Ostende qui fument seront obligés de porter un badge".

Là-dessus, tu te dis "j'hallucine" ? Ben non.

Non. Mais était-ce si imprévisible que ça ? Ben non.

Non plus. Il y a quelques années, tu fumais partout et pas un non-fumeur ne mouftait. A tort, sans doute, mais le problème n'est pas là en l'occurrence. Vint l'ère des toussotements bcbg. Dans les lieux clos, d'abord. Pas dupe, tu t'es dit qu'on voulait te faire passer un message. Et que même si la forme était un zeste ridicule, voire irritante, le fond, ma foi... Ou tu as commencé à flipper sévère, c'est quand des nazes ont commencé à toussoter quand tu les as croisés dans une rue bondée de bagnoles.

T'avais tort : c'est pour-ton-bien ! Puisqu'on te le dit ! De là à faire porter un signe distinctif, il n'y avait qu'un pas. Franchi.

Ce que ça prouve ? Qu'il faut toujours te méfier, quand quelqu'un te dit quelque chose "pour ton bien". Décrypté, ça signifie qu'il a l'intention de te flinguer, d'une manière ou d'une autre, si tu n'obtempères pas.

Séquence "coming out" : j'ai arrêté de picoler grâce a des gens qui n'ont jamais prétendu connaître où était mon "bien". Ils m'ont simplement fait part de leurs expériences, de leur bien-être retrouvé, quand j'ai tendu la main vers eux, à bout de forces et dégoûté de moi-même. Ils ne m'ont pas dit : "Fais-le pour nous". Ils m'ont dit : "Fais-le pour toi. Le reste suivra" !

Ce sont des gens pareils, qui me font réfléchir à l'intérêt d'arrêter la clope. Ceux-la seulement. Les professeur Machin et autres curés de l'hygiénisme me font chier ! Parce que, tôt ou tard, ce genre de connard finit par développer un cancer nommé "intégrisme", dont on sait où il mène.

Dont on voit, où il mène. Et ça, c'est incurable !

Publié dans Ca barde !

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