Valentine's flat*

Publié le par Patrick Germain

Hmm ? Non, pas grave. Juste un petit coup de sang, tout à l'heure, en écoutant la TSF. Saint-Valentin. Trois semaines que ça dure. Ceci dit, je m'étais juré de la fermer, allant même jusqu'à concéder à cette fête un petit côté sympathique. Mais.

Mais Zorro est arrivé, larmoyant le traditionnel galimatias d'excuses doublement mufles à propos d'erreurs-passées-qui-ne-se-reproduiront-plus.

Passé l'envie de meurtre puis le dégoût profond, doublés d'une ébauche de sourire navré à l'attention de la touchante naïve bafouillant "ça fait rien, j'taim' t'sé" à l'autre bout des ondes ; dépassé le "c'est pas Dieu possible" et sa bordée de jurons choisis, pour parvenir au très réaliste et salutaire "c'est pas mon problème" ; restait celle, malgré tout, de remettre une pendule à l'heure.

Simplement profiter de l'occasion pour rappeler à celles et ceux qui ont commis des "erreurs" que ces "erreurs" portaient un prénom qu'ils ont murmuré, sur un corps qu'ils ont caressé, en aimant avec plus ou moins de sincérité.

Que ces "erreurs" n'étaient pas forcément "queutards" ou "nymphos", et que vous n'étiez peut-être pas, pour elles, une "erreur". Que c'est votre départ, vu d'Aldébaran, qui fut une "erreur".

Qu'il ou elle en a souffert. Qu'elle ou il en souffre peut-être encore. Et vous aussi, parfois.

Pour autant de raisons qui vous regardent, vous l'avez largué(e). Ayez à tout le moins l'élégance de ne pas le / la salir, de ne pas vous renier, en l'appelant "erreur".

Et si tout ça ne remue rien en vous, qui êtres concerné(e), faute de vous pourrir la fête je prie instamment le Grand Balancier de bien vouloir, au moins, avoir l'extrême obligeance de ne pas trop tarder à vous revenir, sauvagement, dans la gueule.

*"flat" : bémol

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