Monégasqueries à l'usage des masses

Publié le par Patrick Germain

Je prends la plume - le clavier, si tu veux - et me voila parti pour écrire une nouvelle qu'elle est belle, destinée à une prochaine parution lorsque, soudain, ma station de radio préférée (Radio 21 - un truc de vieux schnocks, sans doute, mais qui passe de la vraie musique à l'attention des plus de 13 ans...) se fait l'écho des ultimes tribulations de Johnny-le-Belge.

Outre l'inévitable communautarisation du dossier, dans ce pays ou l'on a visiblement oublié de torcher tous les trous-du-cul, il y a quand-même un truc qui me fait bondir dans cette histoire.

C'est qu'elle est révélatrice.

Révélatrice de l'état d'esprit de certains artistes et sportifs "de haut niveau", qui ont par trop tendance à oublier qui les a faits rois et reines.

Révélatrice de l'état d'esprit des peuples, tout prêts à se faire cracher dans la gueule quand la glaire est signée par un drogué en short, une poussière d'étoile.

Toujours prêt à flinguer les patrons qui se barrent en Ouastachie Est-Orientale avec leurs salaires de misère et leurs entreprises, pour autant qu'il y ait des moutons à tondre et du bénéfice à engranger pour des feignasses, le Belge moyen, à l'instar de tant d'autres, a des faiblesses pour ceux qui le font rêver.

Quant à savoir à quoi, et comment, ils le font "rêver", c'est une autre paire de manches. Après tout, la merde fait bien rêver le jardinier.

Apprendre que des veaux se mettent à brailler au moindre caca nerveux de Justine-la-Monégasque et de ses pairs possède un talent fou pour me mettre en pétard. Et j'exècre les effusions noir-jaune-rouge de circonstance, grands messes pour lobotomisés médiatiquement défoncés à la connerie.

"Maintenez-les dans l'ignorance, nous les maintiendrons dans la misère", disait un fin-de-race au curé de sa paroisse, jadis. Rien n'a changé, sur le fond.

Vous allez dire que ce n'est pas une découverte. Certes. Mais ça fait du bien de le rappeler de temps en temps.

Faute de quoi, partis comme on est, les brins-de-zingue qui affirment que le monde a été créé le 23 octobre 4004 avant l'ère chrétienne risquent fort de faire de émules (du pape), sous les acclamations du bon peuple rassemblé à l'ombre tutélaire des "vraies valeurs".

 

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