Celtitude...

Publié le par Patrick Germain


… tude …tude …tude… ça vibre comme une tonalité de téléphone, avec plein de " tudes " qui riment avec solitude, habitude, certitude, branchitude bref, des mots rudes. Et " celtitude " est rude, aussi.

Rudes la Bretagne et l’Ardenne, rude le chemin qui serpente sans fin par fanges et ronciers, vers l’aube des clairières ou dorment les secrets. Et rudes les secrets.

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" A beau mentir qui vient de loin ", dit-on, et la celtitude revient de loin. De très loin, dans notre Ardenne violée. Ce qui permet de lui faire endosser tout et n’importe quoi, sous prétexte de transmission orale, de filiation occulte. Et occulte, çà, ça rime trop souvent avec culte, sachant qu’en l’occurrence mon culte c’est du poulet. Méfiance, donc.

Se réclamer de l’héritage celte suppose une certaine modestie : en plusieurs centaines d’années, bien des sangs ont eu l’occasion de se mélanger, pour n’envisager que cet aspect des choses. Sans doute le rapport à la terre, la conception qu’on a de l’universalité, avec tout ce qu’ils engendrent, sont-ils autrement prépondérants. Serait Celte, en somme, celui qui, loin des obscurantismes et des replis identitaires, héritier d’une culture qui en vaut d’autres, est capable de percevoir le chant des schistes et des vagues, de s’osmoser avec sa terre, et de lui répondre avec amour, conscient de l’intimité de chacune de ses cellules avec l’univers tout entier.

Et ça, c’est le début d’une nouvelle histoire.


Publié dans Celtiques

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Gérard 12/01/2010 00:29


Je partage, sans réserve.