AVERTISSEMENT

Je décline toute responsabilité quant aux pubs apparaissant sur ce blogue, qui sont le fait de l'hébergeur et dont je viens incidement de constater la présence depuis un poste externe. Rien à dire : c'est le contrat. Envisageant d'opter pour une formule payante, elles devraient disparaître bientôt. En attendant, si elles vous agaçent autant que moi, optez pour Firefox : bien paramétré, avec le module complémentaire adéquat, les pubs ne seront bien vite qu'un mauvais souvenir et vous aurez préalablement la jouissance de les flinguer ;-)

Rechercher

Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Ca barde !

Mercredi 2 août 2006
La chose est entendue : à tout point de vue, le web est un média vivant. Avec ses qualités, et ses défauts. C’est aussi une technologie, une technique, nouvelle. Avec son jargon. Et là, je coince.

Car si le fait de jargonner n’est pas neuf  - il est même la chose la plus commune qu’un groupe d’humains initié dans l’un ou l’autre domaine s’empresse de mettre sur pied  - le jargonautisme, avec son anglomanie envahissante possède un talent certain pour faire grimper aux murs le francophone reconnaissant que je suis.

Autrement dit, les « blogs », « mails » et autres « bites » m’échauffent la bile. Et ce n’est rien de le dire.

Car le propre d’une langue vivante – et le français, jusqu’à preuve du contraire, en est une – est de s’approprier un terme exogène pour lui donner ensuite une forme correspondant mieux à sa structure, sa musicalité etc. Bref, à son originalité. Les anglophones ne s’en sont pas privés, au cours des siècles.

Or là, sur notre toile bien aimée, seuls nos cousins du Québec semblent décidés à faire de la résistance. Non point de cette résistance en habits verts dûment encoupolés avant momification, qui le plus souvent procède par rallonges et dissonances, non : d’une résistance belle, qui enrichit la langue en la faisant chanter.

Ce n’est sans doute pas un hasard. Ceux-là savent depuis longtemps qu’une langue vaut d’être défendue. Tant par principe que, surtout, parce que les mots – aucun mot – ne sont pas innocents. Tout langage induit une tournure d’esprit, une manière d’envisager les choses en les formulant.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de donner dans l’anti-anglophonie primaire, voire l’anti-étatsunisme bête et brutal. Il s’agit, simplement, de mettre en garde vis-à-vis d’un snobisme jargonnant qui passe à côté d’un réel enrichissement de la langue française.

Prenez le temps d’une simple expérience, en répétant après moi – toi aussi, là… oui, toi – « mail, mail, mail, courriel, courriel ».

Alors ? L’est pas beau, ce « courriel » ? Moins efficace ? Mais dis donc, crâne de piaf, ta vie ne vaut-elle que par son efficacité ? Mise là-dessus, va, mais ne viens pas te plaindre lorsque, vampirisé d’avoir été efficace et viré par « mail », tu te retrouveras seul devant tes questions avec un langage de chimpanzé qui te mènera droit aux solutions simplistes qui font les lendemains qui chantent devant les tribunes d’horreur du parti unique !

Ce « courriel »… on en mangerait ! Et ce « blogue » ? Il ne sonne pas bien, ce « blogue », au contraire de ce « blog », qui tombe comme un bloc exprimant bien mal la fluidité de l’outil qu’il est sensé décrire ? Et « amorçage », voire tout simplement « démarrage », en lieu et place de « boot » ?

De tels exemples, il en est des tonnes que le site « jargon français » vers lequel j’ai créé un lien, aborde. Je ne m’étendrai donc pas. Mais, sacristie, faites un effort, promis ?

Dans le prochain article de cette rubrique, j’aborderai le « cent »… avec l’accent liégeois ou provençal, c’est carrément « massacre à la tronçonneuse » !

Par Patrick Germain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 août 2006
Ça y est ! « Ils » ont remis le couvert ! « Ils » sont partout ! Bref, ce matin, j'écoutais d'une oreille distraite un programme de radio durant lequel « les auditeurs ont la parole ». Mais vous savez ce que c'est, il y a de ces mots magiques qui franchissent en douce les barrières de l'inattention.

En l'occurrence, l'intervenant de référence dans ladite émission se trouvait être président d'une association de consommateurs amené à répondre à propos de choses et d'autres.

Rien de bien alarmant jusqu'à ce que le monsieur dont question se mette a donner force conseils en vue d'éviter de voir sa vie pourrie par des pourriels qu'en bon francophone il désignait sous le vocable de « SPAMS » dont il ignore sans doute qu'il se trouve être l'acronyme de « Shoulder of Pork and hAM ». Autrement dit et littéralement : « épaule de porc et de jambon ». Ou, littérairement : « balancer du corned-beef dans un ventilateur ». Plus imagé, sans doute, que « pourriel » pour qui sait ce qu'il dit - ce dont en l'occurrence je me permets de douter - à un auditoire qui comprend ce qu'il dit (bis).

Mais soit, que celui qui n'a jamais mascråwé la langue de Molière lui jette la première pierre. N'empêche, ça s'annonçait mal.

De fait, voila t'y pas que notre rastaquouère se lance dans du « Aoûtloukke® » par-ci et « Aoutteloukke© » par-là, avec crochet du gauche en plein dans mes ganaches en assénant, in fine, la phrase qui tue : « mais-z-en cas de problème, n'hésitez pas à prendre conseil sur le site de (...BIP...$$$$) ». La misérable andouille a même ajouté un truc du genre : « vous en faites pas, 'sont très compétents... ».

Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!! S'ils étaient compétents, pauvre beatnik, ça se saurait depuis des plombes !!!!!!!!!! Et ta bagnole, oh, Ravachol, tu la repasses chez ton garagiste tous les deux jours « parce qu'il y a un petit problème » qui manque à tous les coups de t'envoyer embrasser un platane ? Hein ?!!!!!!

Oufti, 'tain ! Et pas un mot sur les alternatives. Rien. Nada. Circulez, y'a rien à voir ! Normal : l'est président d'une association de consommateurs. Et un consommateur, par définition, ça doit casquer cher et vilain pour se faire ravager l'entrée de service, non ?

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Le meilleur moyen d'éviter de se faire pourrir la vie, c'est de passer au logiciel libre, avec toutes ses déclinaisons ! Même José, mon pote boucher, s'y est mis. Au début, l'avait un peu les chocottes, mais pour tout vous dire, depuis qu'il est passé à Thunderbird : plus un coup de fil. Alors que, du temps de l'autre loque ès presse®, c'était Camerone trois fois par semaine ! Un vrai carnage ! Bientôt, il téléchargera la dernière version de Firefox, et hop : en route pour la grande aventure du Libre. Un jour, je vous fiche mon billet qu'il virera son OS et fera installer une distribution Linux-sans-peine (si, ça existe :o) ).

Pour en revenir à l'autre mildjû – mildjû d'mildjû – un fait demeure : le « principe de Peter » a encore frappé !

Avez-vous remarqué à quel point il cogne sec lorsque, sur les médias classiques, le personnel politique et/ou autre « généralement bien informé » est amené à s'exprimer au sujet du Web ? Ce truc dangereux ou rôdent de dangereux terroristes, des pédophiles en pagaille et des inconscients prêts à foutre en l'air la joyeuse machine consumériste ?

En cinq sec, le verdict tombe : « Si ce gougnafier se sert de la Toile pour autre chose que son courrier et acheter des places au concert de Line Renaud, je veux bien embrasser Bill Gates sur la bouche ! »

Mais bon, je m'emporte, je m'emporte, et j'ai laissé le chien sur le feu. Serviteur, Pèlerin !

Ah oui : c'est par ici : http://www.framasoft.net/

Par Patrick Germain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006
Cher(e) candidat(e),

j'ai décidé de voter pour vous, aux prochaines élections : si je ne crois plus dans la politique, j'estime en effet que le(s) combat(s) d'arrière-garde que vous menez doivent l'être. Le contraire ouvrirait toute grande la porte aux extrémistes. Et il n'en manque pas.

Sans doute ceux-ci sont-ils aussi largués que vous. Mais, à l'instar des dinosaures, leur disparition ne se fera pas en deux coups de cuiller à molécules et, en attendant, leurs capacités de nuisances resteront redoutables.

Ceci étant dit permettez-moi, cher candidat, d'exposer les motifs de mon désintérêt pour la chose politique au sens commun du terme.

Sauf le respect que je vous dois, je suis en train de me demander si vous n'en avez pas raté un. Celui de la science et des technologies qui, de gré ou de force, nous contraignent à inventer de nouvelles manières d'aborder la politique au sens étymologique.

Réfléchir, concevoir le monde, à la manière des Lumières, a-t-il encore un sens à l'heure ou tout ou presque de ce qui fut l'environnement propice à l'éclosion de ce courant est devenu obsolète ? Et je n'ose évoquer ceux d'entre vous pour lesquels tout se résume à un divin éternuement codifié dans des livres, avec un «L» révélateur d'une relation complexe à l'image du père.

Le fonctionnement des institutions, leurs capacités de réaction, d'adaptation, peuvent-ils raisonnablement aller au pas de Diderot ou de Jefferson à l'heure d'Internet, du génome et de la physique quantique ? La réponse est non. Sans équivoque.

Voulez-vous, dans ce contexte et fut-ce à juste titre, légiférer ? Vous voici parlant d'hier à des individus qui sont déjà demain.

Voulez-vous, dans ce contexte, imposer un «enseignement de la réussite» ? Quelle réussite ? Sur quels principes ? Ceux qui flinguent à qui mieux mieux les cours favorisant l'acquisition d'un sens critique ? Alors que celui-ci est déterminant pour bien aborder le monde dans lequel nous vivons ? À ce régime, ne vous étonnez pas si, avant longtemps, le bon peuple se remet à brûler joyeusement les inconscients qui osent proclamer que la terre est ronde et tourne autour du soleil !

Et que mes chers amis ultra-libéraux (dinosaures parmi les dinosaures) ne s'y trompent pas : leur «révolution» n'est jamais qu'une tentative désespérée de Restauration. Est-il en effet chant plus bellement désespéré que celui des Majors et autres nains de Redmond dépassés par la manie du gratuit développée sur la Toile ? Ça n'allait pas durer, qu'ils disaient. De fait : de l'écriture à la mise en place de ce texte en passant par les différents niveaux de fonctionnement de ma machine, je n'aurai pas dépensé un centime, hors les frais de connexion. C'est dire si ces pauvres débiles, tout bourrés de fric plus ou moins légalement volé qu'ils soient, savent où ils vont. Et, à fortiori, où nous allons.

Autrement dit : le monde bouge plus vite que ceux qui sont sensés l'organiser ! Et il est trop tard, si atroces soient les moyens mis en oeuvre, pour imposer un retour en arrière.

En un mot comme en cent, cher candidat, vous n'avez pas plus de pouvoir que le capitalisme triomphant (forme terminale du capitalisme, issu des mêmes Lumières) n'en a dans les faits.

Une différence, pourtant. De taille : derrière le masque d'un capitalisme dont ils se foutent comme de leur première culotte, avancent des mafieux bien propres sur eux, escortés par autant de mercenaires en blouses blanches dont il ne faut pas être grand clerc pour comprendre à quel point ils disposent d'un certain ascendant – si ce n'est un ascendant certain – sur vous.

Vous êtes écologiste ? Et alors ? Quand ce serait le cas - ce qui n'est pas gagné d'avance - outre la désespérante lenteur de vos réactions, n'est-ce pas vous que j'ai entendu sortir d'un chapeau soigneusement préparé à votre intention, et sans en étouffer, une notion aussi dénuée de sens que celle de : «développement durable» ?

Il est désormais inconcevable qu'un gouvernement démocratique, quel que soit son niveau, se prive du soutien actif de la science et de la philosophie, sans lesquelles toute décision est obsolète et intraduisible au moment même ou elle est envisagée.

Et, quoi qu'en pensent les plus réactionnaires de leurs dirigeants, il en va de même pour les entreprises. Plus que jamais, sans doute : «Il voit bien, celui qui voit loin».

Les laboratoires d'un profond renouveau scientifique, moral, philosophique etc. sont en ébullition. Il vous faut vous y intéresser de près, cher candidat. Faute de quoi les combats d'arrière-garde que vous menez utilement auront été vains.

D'accord : pas de bol pour vous, vous êtes tombé dedans à un moment charnière où il vous faut regarder de tous côtés avec compétence, en sachant bien vous entourer, et en étant soumis à toutes les critiques. Mais n'est-ce pas la l'essence de votre vocation ? Celle qui fait que je vous respecte, vous et vos pairs ?

Bon courage, donc, cher candidat.

PS : quand j'écris «philosophes», faut-il préciser que ce n'est pas aux comiques troupiers télévisuels que je pense ?

Par Patrick Germain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 septembre 2006
J'aime bien la radio. Awè, dj'inme co ben ! D'abord parce que c'est une compagnie peu envahissante dans mon antre, et qu'avec son oeil vert (elle a pas loin de 50 ans) mon poste exhale des parfums d'enfance. Dans les années '60 et jusqu'à sa mort, mon grand' père écoutait « l'INR so l'TSF » : prononcez « l'îènnère so l'téhèssèffe », décryptez « l'institut national de radiodiffusion – ancêtre de la RTBf – sur le poste de téléphonie sans fil », et notez au passage que le Web, contrairement à ce que pense Kevin, n'a pas inventé les acronymes.

Un autre de ses avantages est de percuter sélectivement les zones réactives du cerveau au moyen de mots-clefs.

Pour ce qui me concerne, il en va ainsi de l'ineffable « coaching », avec ses variantes.

Je zonais donc paisiblement sur la Toile, ce matin, lorsque ma légendaire vigilance fut mise en alerte par le « mot » dont question, prononcé goulûment par un primate dont le discours tournait invariablement autour de la notion éminemment géométrisable de « vainqueur ».

Inutile de préciser que cette manière de crétin m'amuse au plus haut point. Celui-la était du genre sublime, accédant au pinacle des trous-du-cul maison par ce summum de la phrase qu'elle est belle : « Mais bien sur, il faut se méfier des charlatans ».

J'en déduis donc que les charlatans c'est les autres. Et que le marchand de poneys en question reconnaît implicitement que sa pratique relève de la fiabilité au même titre que l'astrologie et autres marcs de café lorsqu'ils sont pratiqués par des individus confondant les buts et les moyens. Points communs : ça rapporte, le sujet fait tout le travail, et si d'aventure il lui vient à l'idée de vous reprocher quelque erreur d'aiguillage rien n'est plus simple que le double salto arrière sans les mains consistant à lui faire admettre que ce qui est exact à 16 heures 10 ne l'est plus forcément au troisième top suivant. Ça et « mon cul sur la commode »...

Le hic, c'est que je ne suis pas convaincu que les mêmes mécanismes de défiance, plus ou moins conscients, qui se mettent en éveil lors d'une rencontre avec Madame Irma fonctionnent de la même manière dès lors qu'il s'agit du « couatchingue », phénomène d'époque prosélytiquement médiatisé par des drogués en short.

J'aimerais connaître la définition précise du « vainqueur » selon ce genre de gourou. Car s'il est peu ou prou question d'écraser sans  remords la gueule de son concurrent, de celui qui met en péril notre bien connue et bien naturelle  suprématie, le doute m'habite. Tant il est vrai qu'il s'agit moins, en l'espèce, de valoriser le meilleur que de mettre en branle les mêmes ressorts que ceux ayant conduit Giordano Bruno au bûcher.

C'est grâce à de tels fumistes, surfant allègrement sur la notion usurpée de darwinisme social, que la « race des saigneurs » a encore de beaux jours devant elle.

Plus grave : c'est à cause de ce type d'enfoiré que le sujet se retrouve un jour le bec dans l'eau. Car la vie et les ressorts de l'inconscient sont éminemment plus complexes que ce que les tenants du manichéisme veulent faire accroire. L'effet « rebond » attend son heure.

Rien de ce qui est induit, par quelque moyen, ne peut être assimilé si l'individu ne le porte au préalable en lui. C'est à ce point vrai qu'un des domaines particulièrement actifs de la neurologie vise précisément à inhiber les mécanismes de rejet au même titre qu'ils sont contrés lors de greffes organiques.

Proposition : plutôt que balancer l'argent et, parallèlement, toutes les richesses de notre intériorité par les fenêtres, serait-il débile de préconiser le « connais-toi toi-même... » et sa corollaire exigence de travail personnel ?

Mais, bien sur, s'il s'agit mois de se connaître qu'apprendre vite fait bien fait - et baissant son froc en croyant baisser celui des autres - à faire plaisir à un sociopathe galonné plus ou moins identifié au père tout-puissant ; s'il s'agit moins, en fait, de s'élever qu'être dressé ; alors, certes...

Par Patrick Germain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 octobre 2006
A quelques semaines d'élections parlementaires ou rien n'est moins sur que l'actuelle majorité Républicaine l'emporte, Bush a frappé (...) très fort : "Le président peut désormais, avec l'accord du Congrès, maintenir indéfiniment en détention des personnes sans chef d'accusation, (...) inculper des gens sur des rumeurs et autoriser des procès pouvant aboutir à la peine de mort sur la base de témoigages obtenus par la force", s'est indigné (...) Anthony D. Romero. (Le Monde en ligne)

Le tout sur fond de prisons délocalisées.

Alors une chose, une seule : que tous ceux qui se croient à l'abri de telles lois fourre-tout, autorisant tout en son contraire, se détrompent. Car il n'est pire suspect que celui qui s'ignore. Le plus inoffensif des agents de quartiers sait qu'en cherchant bien, il y a toujours quelque chose à trouver derrière les façades. Et nous savons tous que le moindre pet de mouche états-unien engendre des répercussions sur l'ensemble de la terre.

Dans un climat délétère, sur une planète où le moindre regard est disséqué, interprété. Ou le moindre geste est suspect. Ou il ne sera bientôt plus possible de dire, ou d'écrire, trois mots sans les conseils d'un avocat et d'un psy drillés au "politiquement correct". Ou la communication, en un mot comme en cent, a remplacé le dialogue ; tous les ingrédients sont en place pour que des lois votées par des démocrates, dans un cadre sécuritaire manipulant - même au prix du mensonge - une  paranoïa contagieuse qui ne doit rien au hasard, légitiment l'apparition de régimes totalitaires.

Pensez-y. Pensons-y. Quotidiennement. En portant, par exemple, un regard critique sur l'information. Toute l'information. Y compris celle, insidieuse, contenue dans des séries télévisées apparemment anodines. Car, d'accord ou pas, il a été décidé "en haut lieu" que nous étions en guerre, et l'expérience nous apprend que rien n'est moins fiable que l'information - toute l'information - dans ces conditions.

Mais pour terminer sur une note plus optimiste, l'expérience nous apprend aussi que les américains sont le meilleur antidote aux excès de l'Amérique. Tout n'est donc pas perdu. Même si ça commence à urger !

Par Patrick Germain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus