Je parlerai d'Ardenne
Je parlerai l’Ardenne comme on dit une femme, toute en contrastes, toute en pleins et déliés, toute en colères proches de leur apaisement, toute en secrets cachés au profond des béances d’une terre où le blé sur le schiste levé est à chaque moisson un miracle de plus.
Je parlerai l’Ardenne comme l’on dit l’essence, les chemins escarpés qui montent vers le ciel où derrière les nuages lourds venus d’Armor frèrent les solitudes en quête d’infini.
Je parlerai l’Ardenne par la plaie dans le sol, profonde, où la rivière de rochers en rochers éclate ses écumes, bondit et tourbillonne, jaillit à l’infini comme coule la Voie.
Arbres en cathédrales, vouivre de Calestienne, et temples de silence aux fanges fauvissant ; trilles dans le buisson d’aubépine lancées par l’oiseau qui se fout du jour qu’il peut bien être ; froissements de la vie sur les feuilles tombées : hermine, renardeau, chevreuil, à leurs manières, disent que rien n’est rien si le Tout n’est en tout, le tout en l’univers et l’univers en nous.
Je parlerai l’Ardenne comme on dit une vie, une respiration dans la fuite du temps, qui était et sera au-delà du passant.
Je parlerai l’Ardenne comme l’on dit l’essence, les chemins escarpés qui montent vers le ciel où derrière les nuages lourds venus d’Armor frèrent les solitudes en quête d’infini.
Je parlerai l’Ardenne par la plaie dans le sol, profonde, où la rivière de rochers en rochers éclate ses écumes, bondit et tourbillonne, jaillit à l’infini comme coule la Voie.
Arbres en cathédrales, vouivre de Calestienne, et temples de silence aux fanges fauvissant ; trilles dans le buisson d’aubépine lancées par l’oiseau qui se fout du jour qu’il peut bien être ; froissements de la vie sur les feuilles tombées : hermine, renardeau, chevreuil, à leurs manières, disent que rien n’est rien si le Tout n’est en tout, le tout en l’univers et l’univers en nous.
Je parlerai l’Ardenne comme on dit une vie, une respiration dans la fuite du temps, qui était et sera au-delà du passant.
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